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À Cahors-Sud, Biscuiterie fine de France croque un nouveau marché avec ses gourmandises artisanales

S’appuyant sur son savoir-faire artisanal pour la réalisation d’ingrédients pour la pâtisserie, la Biscuiterie fine de France concocte désormais des biscuits et gourmandises. Une stratégie nouvelle qui lui a permis de passer le cap de l’année 2020.

Des odeurs de pain d’épices s’échappent avec délice de l’atelier où Alizée orchestre la cuisson de bâtonnets gourmands. Juste à côté, Aurélie a pris la main sur les fonds de biscuit, dans une symphonie des machines qui leur donnent la cadence. Bienvenue au cœur de la Biscuiterie fine de France, installée au Montat, sur la zone de Cahors-Sud.

C’est dans ce royaume de la gourmandise où la meringue est reine que l’entreprise a inscrit ses lettres de noblesse, proposant aujourd’hui plus de 300 références produits.

« Nous étions au départ spécialisés dans la meringue. Puis, nous sommes devenus créateurs d’ingrédients avec des éclats, des poudres, des concassés, des crumbles, réalisés à partir de sablés pur beurre, de speculoos, de macarons, etc. Auxquels s’ajoutent les bases pour la pâtisserie : nids ou disques de meringues, feuilles dacquoises et disques-fond de succès », liste avec enthousiasme Pierre-Etienne Robert, le président de Biscuiterie fine de France.

Pour faciliter son développement et se mettre en capacité de relever de nouveaux défis, la biscuiterie veut investir dans un nouveau bâtiment.

La centaine de clients en Europe et en Amérique que compte l’entreprise ne s’y est pas trompée, car ici tout est fait sur place : du travail à façon pour des gourmandises « maison » donc ! Tous ces ingrédients alimentent ensuite pâtisseries et laboratoires de grandes enseignes, de grandes et moyennes surfaces, les chaînes de restauration comme les épiceries fines, etc.

Un approvisionnement en matière française

« Non seulement notre fabrication est locale et artisanale, défend le dynamique chef d’entreprise, mais nous nous faisons un devoir de nous approvisionner en matière française. Le sucre, la farine, les œufs… D’ailleurs nous relèverons un défi supplémentaire, annonce Pierre-Etienne Robert, celui d’atteindre 100 % d’œufs de poules élevées en plein air d’ici 2025. » Des certifications valorisent cette exigence dont le label PME + ou encore une gamme de produits bios lancée en 2016.

Les recettes à base de produits français sont issues d’un savoir-faire artisanal que la biscuiterie perpétue depuis 1989.

La qualité est une règle à laquelle la biscuiterie ne déroge pas, c’est sa signature… et sûrement la recette de sa réussite car à l’aune de la crise sanitaire, l’entreprise n’a pas vacillé en 2020, comme le soulignent son président et sa chargée de projets, Charlotte Rouqual : « Depuis 2017, nous enregistrons une croissance de 25 % par an. La société a triplé de taille en quatre ans. Alors quand l’épidémie et le confinement ont bloqué notre activité, nous avons décidé de développer notre savoir-faire en commercialisant des produits finis. Déjà créateurs d’ingrédients gourmands nous sommes devenus créateurs de gourmandises avec des boîtes de roses des sables au chocolat, de mini-macarons framboises, de sablés, de meringues vanille-fraise, d’autres fourrées à la framboise ou enrobées de chocolats. »

Un nouveau bâtiment à l’étude

Maîtrisant un savoir-faire très large et avec plusieurs brevets déposés, la Biscuiterie fine de France a donc saisi l’opportunité d’innover plutôt que de subir la crise. « Nous n’avons pas atteint l’objectif fixé pour 2020, mais nous avons passé le cap, en réduisant la recherche et développement, en reportant certains projets, en nous réorganisant en interne aussi et en faisant un conséquent travail de commercialisation », avoue le chef d’entreprise qui a bien l’intention de prendre sa revanche dès 2021.
Pour cela il se projette dans un bâtiment neuf où les lignes de production seraient valorisées. Une perspective qui réjouit l’ensemble des collaborateurs de la biscuiterie et qui pourrait voir le jour d’ici 2022 sous les fenêtres du site actuel.

Pierre-Etienne Robert et Jean-Claude Bonnardet expérimentent une nouvelle gourmandise.

Le goût d’entreprendre de la famille Robert

Pierre-Etienne Robert a fait sienne cette entreprise qui était d’abord celle de ses parents, Jean-Marie et Chantal. En effet, c’est en 1989 que les époux deviennent propriétaires de la biscuiterie Bord au Montat, avant de la transférer à Cahors-Sud en 1992.
26 ans plus tard, Pierre-Etienne Robert s’installe aux commandes avec l’enthousiasme de la jeunesse pour faire prospérer cette PME lotoise. En 2021, il veut s’engager dans un projet d’agrandissement de Biscuiterie fine de France pour répondre à son développement et moderniser l’outil de production.

Source : https://www.ladepeche.fr/2021/02/24/a-cahors-sud-biscuiterie-fine-de-france-croque-un-nouveau-marche-avec-ses-gourmandises-artisanales-9391965.php